La fine fleure du Vandalisme graçayais a frappé...
Mais que fait la police ?? Vous vous souvenez tous des banlieues embrasées l'année dernière, ces images d'une violence inouïe . De jeunes délinquants abreuvés de haine et de bière, deversant leurs flots de rages sur les véhicules et vitrines des paisibles citoyens, honnêtes et payant leurs impôts, en signe de désespoir et de mal de vivre... Des images terribles, historiques, et alors que l'on pensait ce conflit "autorité vs jeunes rebelles" terminé, il semblerait que dans un petit village du Centre, les jeunes résistent encore et encore à la force de l'autorité...
Nous sommes à Gracay, mignon petit patelin en apparence, des seniors, des cafés-presse, un terrain de tennis, un terrain de basket, mais de nombreux "d'jeunes" et des jardins fleuris... Car le petit square de la Maison de la Retraite a été le theâtre de cette nouvelle vague de barbarisme juvénil...
Mercredi 29 Aout, fin d'après midi... L'atmosphère est pesante dans les rues, les mains sont moites et les aisselles humides, et il y a de quoi, les "jeunes" sont de sortie... Baskets Nikeã, gel dans la touffe, polos roses, scooters hurlants, mais surtout: ballon de foot, leur nouvelle arme... Un échauffement léger, quelques "shoots" sur le mur, l'agressivité est palpable, peu de paroles, des regards perçants, vides de sentiments et d'attention...ils attendent quelque chose, l'élément déclencheur... Et ça part très vite, l'un d'eux est désigné "goal" (le terme "d'jeunes" pour dire "victime") et là c'est Pearl Harbor . Le goal est mitraillé, fusillé, harcelé (des propositions gayes lui sont mêmes faites !!) mais ça ne suffit pas, et dans ces cas là c'est le mobilier qui prend...
Le square est donc mis à sac, le ballon est une arme de destruction massive car maniée par des "ronaldo", des experts...Les branches volent, les feuilles éclatent et les fleurs sont réduites en une boue colorée, diforme et putride, le spectacle est choquant car dénaturé, tant de violence gratuite peut rendre fou... L'autorité intervient, en vain, les chiens, les flash (non pas les flashball, les flashs de photos!! ) ne changent rien, on ne peut les contenir . Slogans extremistes, répliques cinglantes, très vite les C.R.S (Ceux qui Râlent Souvent) abandonnent et battent en retraite... Le cassage est bref mais intense(comme une pénétration par les fesses), et quand le boulot est fini chacun retrouve son domicile, vidé de ses forces, mais rempli du devoir de Résistance accompli... Et cela ne semble être que le début... Les jeunes sont de sortie...
Pierre B. chroniqueur occasionnel sur les blogs, jeune fou de Graçay..
Des réactions détaillées de voisins ou témoins sont attendues
Ci dessus : des scenes anarchiques totalement surréalistes